Abandon du projet GP F1 à Disneyland

Publié le par Kayshaman

 

   

 

Ces dernières semaines, on sentait le vent tourner en  défaveur du projet Lagardère à Disneyland, Le Parisien fut le premier a en donné l'alerte. Le verdict  est finalement tombé aujourd'hui: Il n'y aura pas de circuit  Formule1 à Disneyland Resort Paris. D'un commun accord,  Lagardère et la société Eurodisney ont retiré le projet.

 

 

Pourquoi le projet Lagardère donné favori pour accueillir le Grand Prix de Formule1 dès 2010 a-t-il été subitement retiré de la course?

 

 

 

 

 

 

 

 


D'après le communiqué de presse AFP, le projet n'était  pas "économiquement viable" et le "financement n'était pas bouclé" :


Communiqué AFP 19/11 17H16

 

 

La société Lagardère Sports et Euro Disney ont renoncé à leur projet de circuit de Formule 1 au Val-d'Europe (Seine-et-Marne), jugeant qu'il "n'est pas économiquement viable", a appris l'AFP aujourd'hui de sources proches du dossier.

La décision a été prise d'un commun accord lors d'une réunion entre les deux parties mardi, selon ces sources. Le financement du projet, prévu initialement pour 2010, n'étant pas bouclé, Euro Disney a décidé de "ne pas poursuivre l'étude du dossier".

Interrogés, les deux groupes n'étaient pas disponibles pour commenter l'information.
Le projet piloté par l'ex-champion du monde Alain Prost et Lagardère Sports faisait partie d'une liste de six concourant pour l'organisation du Grand Prix de France, en remplacement du circuit de Magny-Cours (Nièvre), depuis longtemps décrié par les autorités de la F1.

Le financement, "un peu plus de 60 millions d'euros" selon Alain Prost, aurait dû être assuré par le groupe Lagardère, alors que Euro Disney mettait à disposition le terrain devant accueillir le tracé du Grand Prix.




Toutefois le communiqué AFP ne donne pas plus de précisions sur le problème du financement et ne parle pas de l'opposition locale:

 

 

Pour rappel, la société Eurodisney  n'apportait aucune contribution financière mais  mettait à disposition les terrains. Certes le projet nécessitait un financement de 60 millions d'euros, mais le groupe Lagardère réclamait à l'état 15 millions pour boucler le budget. A défaut d'une réponse positive de la part de l'état, Lagardère a alors sollicité les élus de Val d'Europe pour combler le trou des 15 millions d'euros lors d'une réunion à Matignon le 5 Novembre. Étant donné que la plupart des élus et des habitants de la ville nouvelle Val d'Europe étaient déjà fort réticents à l'idée d'accueillir un  circuit de F1 sur leurs terres, vous comprendrez que pour la majorité des élus,  il était hors de question de  prendre la responsabilité de mettre autant d'argent des contribuables sur la table.

 

Parallèlement à cela, l'opposition au projet  prenait de l'ampleur et une manifestation  soutenue par le PS, les Verts et le SAN du Val d'europe a rassemblé plus de 250 personnes devant les grilles des parcs Disneyland Samedi 15 Novembre.

 

De son côté Lagardère cherchait désespérément les 15 millions d'euros manquant et maintenait la pression sur les élus. Le 18 Novembre, la députée de la 8e circonscription de Seine-et-Marne Chantal Brunel a lancé un «appel de la dernière chance» aux maires du secteur afin de «sauver le Grand prix de France», mais les élus ont à nouveau refusé. C'est probablement ce dernier refus et la mobilisation des riverains qui a mis le projet Lagardère dans l'impasse.

 

Sans parler du lobbying exercé sur la FFSA par les  deux autres projets (Val de France Val D'oise et Flins dans les Yvelines) qui à la grande différence du projet Val d'Europe, sont largement soutenus par les élus locaux voire du conseil général du département dans le cas des Yvelines.

 

Au cours d'une ultime réunion planifiée le 18 Novembre, Lagardère et la société Eurodisney   se sont mis d'accord pour retirer le projet.

 

 

 

 

    Le projet de circuit F1 à Disneyland Resort Paris pourtant donné comme grand vainqueur, est désormais bel et bien hors course en raison d'un financement insuffisant et d'une forte opposition locale. Preuve en est qu'un retournement de situation est toujours possible, comme je l'avais prédit dans ma conclusion de l'article "Disneyland en pôle position".

 

   Cependant cette décision, non sans conséquences pour Disneyland Resort Paris, ré-ouvre le débat du devenir des terrains de la convention de 1987, cette dernière expire en 2017. La société Eurodisney risque-t-elle de  perdre le contrôle des terrains prévus pour accueillir un troisième parc à thème Disney? Les plans prévoyant la construction de deux nouveaux hôtels seront-ils revus à la baisse?  

C'est une toute autre histoire... 

 

 

 

Source: AFP ; Le Parisien

Photos: Montage DLRP Times ; Plan du Projet Lagardère (présentation PDF) 

 

 


 

 

 

Pour en savoir plus sur le Projet Lagardère:

 

Consultez l'Article "Disneyland en pôle position"

                                                                                                                               

 

 

 

 

 

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Cheemix 08/10/2009 14:12


Franchement, je suis bien content qu'ils gardent ces terrains vierges en attendant qu'à l'avenir ils s'en servent pour construire un autre parc, genre Animal Kingdom ;)

Moi je trouvais idiots une piste de formule 1...