Plan de prudence pour affronter la crise

Publié le par Kayshaman




L'été s'annonce laborieux pour les employés de Disneyland Resort Paris. Dans un contexte de récession - les derniers chiffres semestriels publiés fin avril par la société indiquaient un chiffre d'affaires en recul de 7,3 % -, la direction annonce "une exigence accrue de performance et de productivité" vis-à-vis de ses salariés.





"Nous leur en demandons un peu plus qu'en temps normal pour éviter de trop dégrader les marges du groupe", indique Daniel Dreux, vice-président et directeur des ressources humaines d'Eurodisney SCA. Une exigence qui passe par des économies dans les dépenses de vie courante, mais également par "une augmentation du volume d'heures supplémentaires", indique le DRH. Qui précise que ces dernières "sont payées plutôt que récupérées, pour inciter davantage les employés" à y recourir.

Ces mesures font partie d'un "plan de prudence" mis en place dès le début de la crise, dont l'objectif est de "gérer l'entreprise sans augmentation des moyens par rapport à 2008" et "de préserver l'emploi".

"Nous voulons absolument éviter d'avoir recours à un plan social d'entreprise", indique Daniel Dreux. Un objectif qui passe, selon FO, par une baisse du recours au travail temporaire. "Faux", répond le DRH. "Avec 87 % de salariés en CDI et 90 % à temps plein, nos outils d'aménagement du temps de travail suffisent pour faire face à la crise."

Reste que le recours accru aux heures supplémentaires devrait, reconnaît-il, s'accompagner d'une diminution du recours aux intérimaires. Pourtant, ces exigences de productivité ne sont pas toujours synonymes d'économies sur le dos des salariés. "Contrairement à beaucoup d'entreprises qui ont gelé les salaires cette année, nous avons décidé de maintenir les augmentations salariales de 3,9 % en moyenne, prévues pour le premier juillet 2009" indique Daniel Dreux. Qui rappelle que le dernier bilan social de l'entreprise, présenté aux syndicats en avril dernier, mentionne plusieurs points positifs.

A commencer par l'augmentation du salaire moyen, passé de 1916
€ à 2029 € brut entre 2006 et 2008, ou encore la "parité presque parfaite dans l'entreprise", avec 48 % de femmes pour 52 % d'hommes. Une proportion à peu près égale pour les cadres, à l'exception notable du comité de direction Disney, composé uniquement d'hommes.

Reste la question épineuse du vieillissement des salariés, dont l'âge moyen atteint actuellement 36 ans, et qui travailleront probablement largement au-delà de 60 ans. Un phénomène souvent synonyme de "performances en diminution pour les salariés", rappelle Daniel Dreux. Soulignant qu'il s'agit d'un "problème national", le DRH de Disney annonce tout de même des mesures en direction des employés seniors, comme l'aménagement "secteur par secteur" de leur temps de travail. Le système de retraite par capitalisation jusqu'ici réservé aux cadres du groupe, devrait également être étendu à tous les employés.


Article Le Parisien.fr

Source: NewsParcs.com

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